13 févr.
24 févr.

Exposition Gotha

Exposition

Publié le

2e édition

Réunis par Thierry Grone et l'association CULTURE DE BANLIEUE, dix-huit  graffeurs  délaissent leurs murs du 13 au 24 février pour exposer leurs toiles à la Légion d’honneur.

  • Vernissage vendredi 15 fevrier 2019 à 18H

L’exposition, qui prendra place dans la salle de la légion d’honneur à Saint Denis s’intéressera aux différents styles et personnalités du graffiti.

ACRE - ASKOM - BERTHET ONE - MrBIEN - BROK - CANNIBAL LETTERS - DONE - KAWET KWIM - KZPER - LADY ALEZIA - M.I.K.E - MIAOUTOO - PI180 - RESH - SINO - STACK - WIRE - YELLOW - YOME - YORK


Ces 18 artistes représentent une ère dans le graffiti, influencés par des courants artistiques multiples, avec des recherches techniques et esthétiques ; poussant l’adhésion d’un public amateur ou confirmé de plus en plus large.

Choix entre graffeurs de la seconde génération (86/90) les old schoolers et de la nouvelle génération (fin des années 90) il y a un parti pris : montrer la diversité du graffiti, diversité dans la pratique du « spray », de la bombe, développement de la lettre et la prise de risque.

Ils ont tous connu ce passage du papier au mur, de l’esquisse au remplissage, du contour à l’harmonie des couleurs et des dégradés : la vérité du terrain.


NOTE D’INTENTION PAR THIERRY GRONE, COMMISSAIRE DE L’EXPOSITION

L’histoire du graffiti est une histoire riche, parsemé de chapitres où des héros des temps modernes se croisent, leurs anecdotes et histoires se mêlent et s’entremêlent ou parfois se ressemblent ou se contredisent.

En 40 ans, le graffiti est encore trop souvent réduit à son pseudo caractère social par les médias alors que ce mouvement est une culture et un mode de vie à part entière...

Beaucoup d’artistes ont émergé, certains sont aujourd’hui des références voire des légendes. Les précurseurs des années 1970 - 1980 appelés « old timer », sont devenus des artistes confirmés qui ont dédié leur vie à leur art et construit une œuvre riche. 
Du tag au graffiti, des trains aux murs, il n’y a qu’un pas. En revanche, du graffiti au street-art, et de la rue aux galeries, le pas lui, est immense. Le terrain de jeu des artistes issus du graffiti s’est considérablement élargi.

Aussi le débat graffiti ou street art sera toujours présent, pour moi, le graffiti a toujours existé. Inventant les codes d’une culture urbaine naissante qui va avoir autant d’impact sur la culture visuelle occidentale que le rock’n’roll n’en a eu sur la musique dans les décennies précédentes. Le graffiti procède d’une essence romantique.

Désintéressés et volontiers anarchistes, les premiers adeptes du graffiti à la bombe aérosol inventent une culture à part entière et la qualité perçue de leurs interventions repose d’abord sur la bravoure.

La performance est liée à une forme de transgression et de provocation dans l’espace public, et la finesse de leur calligraphie est poussée à l’extrême, jusqu’au cryptage.

Quelle autre expression artistique et culturelle aura su se renouveler en même temps que dépasser ses propres frontières mais restant fidèle à son origine : la rue.

À travers les œuvres de ses artistes de renom, l’exposition « GOTHA » dresse un aperçu de ce mouvement devenu culture, et donne une vision artistique