Sortir, découvrir, se divertir :
Remise du prix Populiste
Samuel Benchetrit succède à Jean-Luc Marty
Publié le 15/12/2009
Samuel Benchetrit s’est vu remettre le Prix Populiste le 12 décembre dernier pour son roman Le cœur en dehors. Un récit qui nous fait vivre une journée avec le narrateur, Charly, un garçon de 10 ans, dont la mère est arrêtée par la police. Alors que Rumba, roman lauréat du prix l’an dernier nous faisait voyager dans les faubourgs d’une grande ville cubaine, Le cœur en dehors nous plonge dans l’univers de la banlieue.
Le
prix populiste crée par Antonine Coullet-Tessier, est issu d’un mouvement littéraire fondé en 1929. Il récompense depuis 1931 des œuvres ancrées dans la réalité sociale en mettant en scène des personnages « aux prises avec le quotidien des conditions les plus humbles ».

C’est à la Maison du Temps libre de Stains que s’est tenue la remise de ce prix littéraire organisée par Plaine Commune et son réseau de médiathèques depuis 2005. En remettant son prix à Samuel Benchetrit, Patrick Braouezec, président de Plaine Commune, a salué un « livre dans lequel on apprend que la cité c’est quelque chose de dur, mais plein d’humanité ».
Le président du jury, Jean Vautrin, par l’intermédiaire d’une lettre lue par Dan Franck, s’est réjouit que ce prix 2009 aille à Samuel Benchetrit, « un auteur jeune mais déjà bien dessiné ». Lors de son discours, l’auteur qui s’est notamment fait connaître avec ses Chroniques de l’asphalte, a déclaré en souriant qu’il « était sans doute celui qui a eu le plus de plaisir à recevoir ce prix depuis 1931. »

Voici un extrait de l’interview de Samuel Benchetrit dont vous retrouverez l’intégralité dans le Journal des médiathèques, disponible gratuitement dans l’ensemble du réseau des vingt-trois des médiathèques de Plaine Commune :
Vous êtes le nouveau lauréat du Prix Populiste. Quelle signification prend pour vous cette distinction un peu à part dans la jungle des récompenses littéraires qui fleurissent en fin d’année ?
C’est mon prix préféré pour ce qu’il signifie, pour les écrivains qui l’ont eu et pour ceux qui le remettent aujourd’hui. Je suis vraiment fier, heureux d’avoir été choisi que j’admire comme Patrick Rambaud, Jena Vautrin ou encore Gérard Mordillat. J’ai toujours évolué dans les milieux de gauche et le Prix Populiste a une signification forte pour moi.
Le cœur en dehors est-il une œuvre sociale ?
En un sens, oui, mais pas seulement. Je n’ai pas voulu écrire un énième livre sur la banlieue, plutôt sur ceux qui y vivent. Raconter autre chose que ce que l’on entend dans la bouche des hommes politiques ou ce qu’on voit à la télévision. En Je me suis forcément un peu inspiré de mon vécu, ayant passé ma jeunesse dans une cité HLM de Champigny-sur-Marne ; et puis toutes les banlieues et les cités se ressemblent un peu. (…)
P.Evrard
En savoir plus sur le Prix Populiste
Imprimer | Envoyer à un ami