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La gestion écologique des espaces verts

Sur le territoire de Plaine Commune, de plus en plus d'espaces verts sont gérés de façon écologique. Pour chaque type de contexte,et en fonction des usages de ces espaces, un niveau d'entretien optimal est défini. La gestion écologique des espaces verts regroupe ainsi plusieurs types de techniques pour limiter au maximum l'impact sur l'environnement, la faune et la flore.

Prairie fleurie Parc Marcel Cachin - Saint-Denis
La prairie fleurie du Parc Marcel Cachin, à Saint-Denis © DR

Sur le territoire de Plaine Commune, de plus en plus d'espaces verts sont gérés de façon écologique. Il s'agit pour les équipes des Parcs et Jardins de définir pour chacun des sites un niveau d'entretien optimal en fonction de ses caractéristiques (situation, rôle paysager, utilisation des usagers ...). Cette gestion écologique revêt différentes formes et a pour but :

  • De favoriser la biodiversité et le retour de la nature en ville
  • D'améliorer le cadre de vie des habitants en leur proposant des espaces verts plus diversifiés
  • De lutter contre les pollutions
  • De respecter la santé des jardiniers et celle des usagers des espaces verts

Pour atteindre ces objectifs, différents types de pratiques sont mises en œuvre dans les parcs et les squares de nos neuf villes.

Tonte differenciée dans la rue Cochennec à Aubervilliers © DR

Les tontes différenciées

Il s'agit d'adapter la fréquence et la hauteur de tonte en fonction de l'usage qui est fait d'un espace vert et de l'aspect souhaité pour celui-ci. Ainsi, certaines zones sont tondues fréquemment afin de conserver des espaces de jeu et de détentes agréables pour les usagers. D'autres zones en revanche sont tondues moins régulièrement afin de favoriser le développement des fleurs sauvages et la présence des insectes sur ces sites.

Le fauchage tardif, ici aux Six Routes à La Courneuve © DR

Le fauchage tardif

Dans les zones gérées par fauchage tardif, la tonte n'est réalisée qu'une fois par an, à l'automne. Cette temporalité permet aux plantes d'accomplir pleinement leur cycle de développement, c'est-à Â -dire de monter en fleurs, puis en graines. De cette façon, les fleurs sauvages sont préservées. Les insectes peuvent quant à eux trouver refuge et nourriture.

Prairie fleurie dans le parc Marcel Cachin à Saint-Denis © DR

Les prairies fleuries

Semées au printemps ou à l'automne, les prairies fleurissent jusqu'à la fin de l'été. Elles sont ensuite fauchées tardivement à l'automne. Les insectes pollinisateurs, et notamment les papillons, peuvent ainsi trouver refuge et nourriture dans ces prairies de fleurs sauvages.

Un exemple d'enherbement spontané, rue Lénine à Saint-Denis © DR

L'enherbement spontané

Dans ces espaces, les désherbants chimiques sont bannis pour laisser place à un enherbement naturel et progressif. Cette pratique permet de mieux respecter la santé des jardiniers et des usagers des espaces verts tout en diminuant les impacts sur la flore, la faune, le sol et les nappes phréatiques. De façon générale, l'utilisation des désherbants chimiques a été fortement réduite. L'objectif étant à terme de ne plus en utiliser du tout à l'horizon 2015 dans les parcs et les squares du territoire.

La taille douce des arbres et arbustes

Il s'agit de tailler moins fréquemment, et de façon plus raisonnée, les arbres et arbustes afin de respecter leur cycle de développement, notamment en période de floraison. De cette façon, le rôle de refuge des végétaux pour la faune est conforté. Les arbres et arbustes quant à eux sont en meilleur santé et résistent mieux aux maladies.

Limiter la production de déchets verts, les utiliser sur place

Pour éviter de transporter les déchets verts dans les déchèteries, favoriser la présence des insectes et améliorer la qualité des sols dans les espaces verts, plusieurs types d'actions existent. Ainsi, les résidus de taille ou de tonte sont compostés. Les broyages de ces déchets sont utilisés  comme paillage ou pied des arbres ou des massifs fleuris. Les feuilles servent, en paillage, à abriter les insectes en hiver. Elles fournissent également un compost de qualité. Le paillage permet en outre de limiter le développement des mauvaises herbes et de conserver une certaine humidité du sol, limitant ainsi les besoins en arrosage. Enfin, l'herbe tondue et coupée très finement peut être laissée sur place.

Un composteur dans la rue Cochennec à Aubervilliers © DR

L'installation de composteurs

Les composteurs reçoivent les feuilles mortes, les tontes de gazon, les résidus de fauche et les fleurs fanées. Sous l'effet des bactéries, des champignons, de l'humidité et de l'aération, ces déchets verts se dégradent lentement pour se transformer en compost en quelques mois. Ce terreau écologique ainsi obtenu peut alors être étalé sur le sol pour le fertiliser.

Une haie sèche, ici au parc de la République à Pierrefitte-sur-Seine © DR

La pose de haies sèches

Les haies sèches sont des clôtures de branchages entremêlés, tassés entre deux rangées de piquets. Elles peuvent être constituées de branches issues de la taille des arbres et des arbustes. Ces haies sèches constituent des zones de refuge naturelles pour les insectes et les hérissons tout en présentant un aspect décoratif.

Des plantes vivaces intégrées à un massif fleuri, rue Huleux à Stains © DR

L'intégration de plantes vivaces aux massifs fleuris

De plus en plus fréquemment, des plantes vivaces sont intégrées dans les massifs fleuris. En effet, celles-ci nécessitent moins d'entretien et sont surtout moins consommatrice d'eau que les plantes annuelles. Outre les économies réalisées sur la consommation d'eau, cette pratique permet d'offrir au regard un fleurissement diversifié et de qualité.

Un hôtel à insectes au jardin F.Auffray de Pierrefitte-sur-Seine © DR

Nichoirs et hôtels à insectes

Les oiseaux et les insectes sont les habitants permanents de nos espaces verts. Les nichoirs permettent aux oiseaux dits cavernicoles de trouver des cavités pour se reproduire ainsi qu'un habitat adapté. En effet, en ville, les bâtiments aux surfaces trop lisses offrent trop peu de lieux  adaptés à la nidification.

Les insectes ont, eux aussi, un rôle important à jouer pour la biodiversité. Ils sont premièrement l'un des maillons essentiels de la chaîne alimentaires. D'autre part, ils sont irremplaçables dans le processus de pollinisation. Pour aider leur installation en ville, des hôtels à insectes sont installés sur des emplacements tranquilles dans lesquels on trouve des espèces mellifères (plantes riches en nectar et en pollen). Des compositions plus simples peuvent également  être mises en place : pots remplis de paille, tas de branchage, briques creuses...

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